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21/12/2010

LA MAISON DES ADOLESCENTS COMME RESSOURCE MAJEURE POUR UN ACCOMPAGNEMENT EDUCATIF DE QUALITE

Les Nîmoises et les Nîmois, confrontés ou non à divers phénomènes de délinquance, notamment des agressions et, parfois, des actes de violence, expriment un sentiment toujours plus fort d’insécurité et un malaise qui va croissant. Ce sentiment est particulièrement vif chez de nombreux commerçants, préoccupés pour leur clientèle, la réduction de celle-ci et la dégradation de leur fonds de commerce. Certains redoutent même, à terme, la disparition de celui-ci.

Les agissements qui engendrent cette situation inacceptable peuvent s’expliquer par la conjonction de fractures graves – urbaines, sociales, économiques, culturelles, idéologiques – dont l’analyse relève d’un autre propos.

Aussi la Ville de Nîmes a t-elle engagé la mise en œuvre d’un plan pluriannuel de sécurité, lequel comprend, entre autres mesures, l’augmentation du contingent de policiers municipaux, l’installation de deux cents caméras de vidéoprotection, la création du conseil des droits et devoirs des familles.

Compte tenu du constat effectué, cette composante d’une politique publique de sécurité s’avère indispensable. Mais au regard de ce même constat et du diagnostic qui en résulte, il est essentiel de la croiser avec d’autres volets non moins déterminants, comme celui de l’accompagnement éducatif.


Dans ce champ prioritaire de l’action éducative, des solutions complémentaires et souvent adaptées existent d’ores et déjà, qu’il conviendra, bien entendu, de faire évoluer en fonction des besoins et de nouveaux modes de prise en charge des jeunes, en particulier des populations dites « à risque » et des adolescents les plus vulnérables. C’est dans ce paysage complexe que s’inscrit la « Maison des Adolescents du Gard ».

Cette Maison des Adolescents ne saurait simplement s’ajouter aux structures ou dispositifs existants. Elle a pour visée de mettre en réseau et en complémentarité les ressources et compétences des institutions pour mieux répondre aux besoins des adolescents. Les jeunes et leurs familles peuvent y trouver les soutiens et aides nécessaires.

Elle a ouvert ses portes au 14 bis boulevard Gambetta à Nîmes à la mi-juin 2010 et son activité s’est développée rapidement. Durant ses dix premières semaines de fonctionnement, elle a enregistré près de 150 passages, répartis en trois tiers à peu près équivalents d’adolescents, de parents et de professionnels. Les demandes des adolescents concernent essentiellement l’hébergement d’urgence, l’orientation et l’emploi, la sexualité et la contraception. Celles des parents portent surtout sur la déscolarisation et les violences intrafamiliales.

Outre les accueils évoqués ci-dessus, la Maison des Adolescents a réalisé une campagne de rencontres dans les collèges et les lycées. Et elle a engagé des actions, d’une part sur l’offre de soins, selon une approche de complémentarité entre les dispositifs existants, d’autre part sur l’offre d’accompagnement éducatif.

Cette toute nouvelle Maison des Adolescents trouve progressivement sa place dans l’ensemble des structures au service des adolescents et de leurs parents, en particulier des plus fragiles et des plus en difficulté. Les liens tissés avec différents partenaires locaux, notamment institutionnels, constituent un gage d’efficacité dans la prise en charge de jeunes exposés à des influences négatives ou sujets à des addictions, quand ils ne sont pas déjà auteurs d’actes de délinquance.
Aussi s’avère t-il nécessaire, dans le cadre d’une politique volontariste, au double plan de la sécurité et de l’action sociale – les deux volets interfèrent sur certains points –, que les institutions, collectivités et associations partenaires poursuivent leur soutien actif à la Maison des Adolescents ou – c’est le cas de la Ville de Nîmes, de la Communauté d’agglomération de Nîmes Métropole comme du Conseil régional Languedoc Roussillon, dont les engagements sont à l’étude – apportent leur contribution à son fonctionnement.

Il y va du devenir d’une partie de la jeunesse, du développement de notre territoire, de la qualité de notre « vivre ensemble »…

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