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06/02/2011

Pensée simpliste et leurre frontiste

"Dans le tract qu’il vient de distribuer dans le cadre des élections cantonales, intitulé « REPUBLIQUE OU ISLAMISME – IL FAUT CHOISIR ! », le Front National abuse les Nîmoises et les Nîmois à un double titre, parce qu’il se trompe d’élections, parce qu’une fois de plus il joue sur les affects et sur les peurs.

Le Front National se trompe d’élections car les propositions formulées ne relèvent pas des compétences d’un conseil général mais de choix politiques à l’échelle de la nation.
Si l’on considère, à titre d’exemple, la première proposition, relative à une modification constitutionnelle, sa mise en œuvre exige la tenue d’une séance exceptionnelle du Parlement réuni en Congrès. Les interdictions ou autorisations de financement de lieux de culte énoncées dans les autres propositions ne peuvent que s’inscrire dans le champ de la loi, ce que précise d’ailleurs le tract – « selon des règles strictes et encadrées par les lois françaises ».
Les responsables du Front National n’ignorent évidemment pas les divers niveaux de compétences. Mais il est tellement plus simple de poser une problématique nationale que de se confronter aux préoccupations quotidiennes des habitants d’un quartier, d’un canton, d’une ville, de s’employer, dans le cadre d’un projet pour le territoire local, du canton au département, à répondre aux attentes de celles et ceux qui y vivent, à rechercher des solutions concrètes aux problèmes posés.
Agir ainsi, c’est se dédouaner de toute responsabilité locale, c’est renvoyer les prises de décision au niveau de l’Etat. Mais nous sommes en 2011, année d’élections cantonales, non en 2012, année de l’élection présidentielle et des élections législatives, année d’enjeux nationaux majeurs !

il est tellement plus simple de poser une problématique nationale que de se confronter aux préoccupations quotidiennes des habitants

Le Front National joue une fois de plus sur les affects et sur les peurs. Il ne saurait être question de nier certaines réalités préoccupantes, qu’il importe de traiter dans le respect de tous. La France, pays de cette Révolution française qui a inspiré bien des peuples, pays des droits de l’Homme, a un impérieux devoir d’exemplarité dans sa manière de traiter les questions fondamentales de civilisation.
Sous l’apparence du bon sens, le Front National exacerbe les passions, alimente les peurs et propose des solutions aussi simplistes que populistes. Si « les lois de la République sont bafouées », il nous appartient, non d’en solliciter de nouvelles, mais de faire respecter strictement celles qui existent, de sanctionner toutes les atteintes à l’ordre public, quels que soient les fauteurs de troubles. Il nous appartient aussi, par tous les moyens légaux et institutionnels, de lutter contre les communautarismes et de travailler à la cohésion nationale. Certes, l’entreprise est difficile, d’autant que, par facilité ou négligence, bien des responsables, à tous les niveaux, ont laissé s’installer des situations inacceptables, lesquelles, de dérive en dérive, ont sapé les fondements du « vivre ensemble » et menacent l’unité d’une société riche de ses valeurs partagées en même temps que de ses différences. Cette entreprise n’en doit pas moins être impérativement menée, avec courage et détermination, avec respect et fraternité, ce si beau mot de notre devise républicaine trop souvent oublié.
Là encore, il est tellement plus simple de stigmatiser des groupes humains que de les amener, y compris par la contrainte de la loi et, si nécessaire, par la sanction, à s’approprier les valeurs et les principes organisateurs de la communauté nationale. L’histoire de la nation française atteste la prodigieuse capacité de notre peuple à tisser sans cesse des liens nouveaux et à se construire dans l’interaction permanente du connu et de l’inconnu, de l’existant et du nouveau, du même et de l’autre.


Si « les lois de la République sont bafouées », il nous appartient, non d’en solliciter de nouvelles, mais de faire respecter strictement celles qui existent, de sanctionner toutes les atteintes à l’ordre public, quels que soient les fauteurs de troubles


Voter Front National, comme nous y invite le tract considéré, serait accréditer un leurre et constituerait une erreur gravissime. Loin de régler des problèmes de société bien réels, ce serait aggraver une fracture inquiétante, au risque de l’éclatement de l’unité nationale.

25/01/2011

Des femmes de tact et de caractère pour le 4ème canton

DSC_0063.JPGJ’ai plaisir à présenter Françoise FABRE ROUSSY, suppléante, et Marianne CREPIN BAZILE, avec qui je vais poursuivre la campagne des cantonales dans le 4ème canton de Nîmes.

Françoise a adopté Nîmes, une ville qu’elle aime, et qui le lui rend bien ; Marianne est une nîmoise de souche, dont le père et le grand père ont occupé à Nîmes et dans le Gard de hautes responsabilités. Toutes deux partagent les mêmes valeurs, qui nous réunissent aujourd’hui pour promouvoir nos orientations et nos visées pour le 4ème canton, pour Nîmes et, plus largement, pour le territoire de l’agglomération et pour le Gard, tant le canton s’inscrit dans un ensemble urbain et départemental.

Si j’ai souhaité agir avec Françoise FABRE ROUSSY, c’est qu’elle est une femme attachante par la sincérité de son humanisme, par la force de ses convictions, par la finesse de ses analyses, par l’élégance de sa pensée.
Sereine, sensible, attentive, elle manifeste une grande empathie et inspire très naturellement la confiance. Ce qui est d’autant plus légitime que dans sa vie professionnelle comme dans son engagement associatif, elle donne la pleine mesure de son efficacité.

Marianne CREPIN BAZILE et moi-même travaillons depuis près de trois ans sur des dossiers communs dans le cadre de nos délégations respectives au sein de la municipalité de Nîmes, en particulier dans le domaine, essentiel, de la sensibilisation des écoliers aux risques de la rue et de l’appropriation de comportements responsables, pour les autres comme pour eux-mêmes.
Outre les valeurs partagées et le plaisir de l’échange comme de l’action en commun, la réflexion et l’action au long cours ont créé une vraie complicité, qui favorise la confrontation d’idées et la pertinence des choix opérés.

Et, avec Françoise comme avec Marianne, outre l’amitié, qui constitue l’un des fondements de notre relation, nous partageons le même souci de l’Autre, les mêmes exigences pour l’action publique, les mêmes ambitions pour les Nîmoises et les Nîmois, à commencer par nos concitoyens du 4ème canton.

08:05 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2011

Pourquoi j'ai accepté de présider le comité de soutien Jacky RAYMOND

DSC_0084.jpgMarianne CREPIN-BAZILE, 55 ans. Géographe de formation, je suis mariée et mère de deux enfants. Nîmoise de naissance, je suis habitante du 4ème canton où je suis née et où j’ai effectué l’essentiel de ma scolarité (école Talabot, lycée Feuchères, lycée Daudet). Je me suis engagée politiquement en adhérant en 2006 à l’UDF. Elue en 2008 conseillère municipale, déléguée à l’hygiène et à la prévention routière, je suis au service de Nîmes et des Nîmois. J'ai trouvé au Nouveau Centre les valeurs de démocratie et d'humanisme qui correspondent à mon héritage familial, celui du courant radical-socialiste et centriste. Mon grand père, Gaston Bazile, fut député puis sénateur du Gard et mon père, André Bazile, fut adjoint au maire sous la municipalité d’Edgard Tailhades et parmi les fondateurs de la Feria de Nîmes.
Je soutiens Jacky RAYMOND.

Depuis près de trois ans à ses côtés, j'ai pu mesurer les réelles qualités de notre adjoint à l'éducation : travailleur, rigoureux, homme de dossiers, fin médiateur, mesuré dans ses propos comme dans ses prises de décision, il a le courage d’aller jusqu’au bout de ses convictions humanistes. Jacky Raymond est à la fois un administrateur et un véritable animateur : n'oublions son expérience d’ancien d'inspecteur de l’Académie du Gard ni son implication au sein du milieu associatif. Il sera le mieux à même de porter, au sein du Conseil général du Gard, les revendications et les aspirations des habitants du 4ème canton.

19:01 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0)