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01/03/2011

Environnement: Penser global, agir local

Un thème qui devient de plus en plus important pour les Nîmois, et ce à de multiples titres.

L’environnement, c’est un cadre de vie, c’est tout ce qui concerne la propreté, l’hygiène, l’entretien des rues. C’est une attente importante des Nîmois. On se souvient notamment que la campagne municipale de 2001 avait beaucoup porté sur l’insalubrité et la saleté des rues dans notre ville. Depuis, il y a eu de nombreuses améliorations, mais c’est un travail quotidien, qui coûte très cher à la ville et qu’il faut sans cesse renouveler.

L’environnement, c’est aussi une nouvelle façon de vivre sa ville. Les transports en commun, le logement, l’aménagement urbain sont autant d’enjeux structurants pour une ville et ses habitants et qu’il convient d’adapter aux nouvelles règles du jeu internationales.

Nouvelles, parce qu’évidemment l’environnement, ce n’est pas seulement du quotidien, c’est aussi un enjeu global, planétaire, un enjeu d’aujourd’hui pour un demain sauvegardé. Nous serons donc amené à parler Plan de Prévention des Risques d’Inondations, mais également gestion des déchets, de l’énergie, de l’eau, et plus globalement de l’adaptation de notre environnement immédiat aux grandes contraintes que nous sommes en train de voir émerger dans l’économie mondiale.

Evidemment, ces notions sont étroitement imbriquées les unes aux autres. Complexes parce que se situant à plusieurs niveaux d’intelligibilité, ces questions demandent évidemment des avis éclairés, en l’occurrence, ceux d’une experte, Hélène ALLIEZ-YANNICOPOULOS, Adjointe au Maire de Nîmes en charge du développement durable ; mais également le bon sens du citoyen, capable d’appréhender, en « spectateur impartial » comme disait Adam SMITH, les enjeux d’aujourd’hui et de demain et la meilleure façon d’y répondre.

Le défi de l’accroissement de la population nîmoise

Toutes les études démographiques le montrent, la population languedocienne augmente régulièrement du fait de son solde migratoire, et est appelée à progresser très rapidement au cours des deux prochaines décennies. Nîmes et son agglomération se trouvent en première ligne dans le défi que constitue l’accueil de ces nouvelles populations.

Un défi dans la gestion de l’habitat, mais également du cadre de vie, c’est-à-dire, dans la gestion des déchets, des transports, etc.

Des déchets à traiter, mais également à mieux gérer et à diminuer

Aujourd’hui, les Nîmois produisent, chaque année, 360 kg de déchets par habitant. Or, non seulement ce chiffre augmente, mais il faut également faire face à l’augmentation globale de la population.

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères rapporte chaque année 6,5 millions d’€ et représente une charge de 43€ par habitant et par an. Ce n’est pas énorme, mais c’est une charge importante pour le budget de la ville.

Il faut dont aujourd’hui continuer à développer le tri sélectif, et le recyclage qu’il permet. Pour cela, il convient d’installer le plus grand nombre de conteneurs et de points de collecte, y compris en centre ville où de nombreux témoignages en soulignent le manque.

L’objectif, à terme, serait de transformer chaque quartier de la ville, en véritable « éco-quartier », tels que ceux que la ville de Nîmes est en train de concevoir.

La révolution des transports en commun à Nîmes

Si l’on peut s’interroger sur le choix qui privilégie l’axe Nord-Sud au détriment de l’axe Ouest-Est, il convient néanmoins « positiver » les situations. La création du TCSP est une nécessité, et toutes les villes de notre strate s’en dotent. Il est illusoire de penser que le « tout-voiture » a un réel avenir, compte tenu de l’évolution globale des matières premières au niveau mondial.

Sur la question « brûlante » du sort des arbres qui en longent le parcours, il convient de formuler plusieurs remarques. D’abord, sur les deux cents arbres « touchés » ce seront plus de la moitié qui seront replantés à la fin des travaux. Par ailleurs, ce seront 800 arbres supplémentaires qui seront plantés sur le parcours, notamment des arbres à « mouchoirs » qui poussent vite, et sont hypo-allergéniques, ce qui n’est pas négligeable à l’heure où les allergies se multiplient dans les villes.
Enfin, le TCSP, du fait des normes qui s’imposent, apporte un nouveau confort, notamment pour les personnes à mobilité réduite, qui verront enfin un transport en commun accessible à Nîmes.

Une pression immobilière maîtrisée

Dans le 4ème canton de Nîmes, la construction d’immeubles collectifs dans des zones pavillonnaires traditionnelles illustre la pression immobilière de notre région. Pour les habitants de ces secteurs, ce n’est pas sans inquiétude que l’on voit surgir à proximité de son jardin un immeuble R+2 ou R+3, ce qui crée des problèmes de vis-à-vis et de « zone froide », mais aussi de stationnement. L’exemple de la rue Parmentier illustre bien quels déséquilibres peuvent subir des quartiers dans ce contexte.

Pour Jacky RAYMOND, il importe de définir un projet urbain qui pense la ville dans sa globalité, dans le cadre d’une réflexion générale, et non au gré des promoteurs immobiliers. De nombreux témoignages ont relaté des problèmes d’alignement de voirie et de trottoirs qui deviennent impropre aux normes légales. Il faut donc s’en ressaisir, ce d’autant plus que la Ville a démontré son savoir-faire dans le cadre de nombreux projets structurants, comme, par exemple, celui de la future école de Courbessac, qui sera bien intégrée dans son environnement.

La prévention du Risque Inondations à Nîmes et dans le Gard

Ce sont des chantiers « dantesques » qui sont entrepris par la Ville de Nîmes, avec l’Etat comme principal partenaire à défaut d’un partenariat important du CG30. Là encore, la densification de l’habitat et l’imperméabilisation des sols a rendu nécessaire une nouvelle appréhension des risques, et une meilleure gestion des flux hydrauliques.

Quel accompagnement du Conseil Général face au défi de l’accroissement démographique ?
Parler de logement, c’est aussi parler logement social, et c’est avec beaucoup de peine que le Conseil Général semble gérer son patrimoine et en créer du neuf. Au delà de la communication, c’est un manque de concret que ressentent beaucoup de nîmois en attente de logement social.
La plupart des grands dossiers ne sont traités qu’avec beaucoup de lenteur, au détriment des usagers.
S’agissant de la RN106, il est anormal que les deux villes principales du département, Nîmes et Alès, ne soient toujours pas reliées par une « deux fois deux voies »! Cela n’est pas sans étonner de nombreux visiteurs qui viennent dans le département.
Le projet de la Rocade Nord atteste la même attitude dilatoire. Le temps de latence du Conseil Général dans la conduite de ses projets est tel que nous sommes en droit de nous interroger sur sa vision du développement du département, notamment économique.

Penser global, agir local… pour préparer l’avenir

En guise de conclusion, un aspect essentiel a été bien illustré par Jacky RAYMOND pour proposer à nos concitoyens une politique apte à préparer l’avenir. Cet aspect, c’est celui de la réflexion globale et de la cohérence des projets que nous devons mener.
Nous ne pouvons plus, aujourd’hui, nous permettre de mener des projets qui n’aient pas été pensés dans leur durée, ni dans leurs conséquences concrètes sur la vie des habitants de notre département. Essentielle aux yeux du mouvement que nous représentons, le Nouveau Centre, la question de la précarité énergétique, centrale dans bien des domaines, comme l’environnement, le social, le logement, est une donnée qui, pour être prise en compte avec pertinence, mérite une réflexion approfondie sur nos projets. C’est bien le sens de l’engagement de Jacky RAYMOND qui, par sa rigueur intellectuelle et son sens de l’écoute, donne corps au principe même du développement durable : penser global pour agir local.