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21/03/2011

Réaction au premier tour des élections cantonales

Premier constat dans ces élections : une participation particulièrement faible qui dénote le manque d’intérêt de nos concitoyens à l’égard de ce scrutin.

On doit constater un score important du Front National sur l’ensemble du département, y compris sur Nîmes, qui doit nous rendre plus attentifs au mécontentement des gardois sur un certain nombre de thèmes que nous nous devons d’entendre, notamment la précarité et l’insécurité.

Notre majorité est souvent absente au second tour de ces élections dans ce département et nous ne pouvons que le regretter.

Nous soutiendrons naturellement les candidats de la majorité présidentielle au second tour dans les cantons 4 et 5 sur Nîmes, ainsi que sur Uzès, Vézenobres et le Grau du Roi.

Nous avons cependant le regret, malgré nos multiples appels à l’union sur Nîmes, de ne pas avoir été entendus, ce qui aurait permis à un candidat de la majorité présidentielle, d’être présent au second tour sur le troisième canton.

Notre majorité est plurielle, elle ne peut gagner que dans le respect de toutes ses composantes.

09:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

06/02/2011

Pensée simpliste et leurre frontiste

"Dans le tract qu’il vient de distribuer dans le cadre des élections cantonales, intitulé « REPUBLIQUE OU ISLAMISME – IL FAUT CHOISIR ! », le Front National abuse les Nîmoises et les Nîmois à un double titre, parce qu’il se trompe d’élections, parce qu’une fois de plus il joue sur les affects et sur les peurs.

Le Front National se trompe d’élections car les propositions formulées ne relèvent pas des compétences d’un conseil général mais de choix politiques à l’échelle de la nation.
Si l’on considère, à titre d’exemple, la première proposition, relative à une modification constitutionnelle, sa mise en œuvre exige la tenue d’une séance exceptionnelle du Parlement réuni en Congrès. Les interdictions ou autorisations de financement de lieux de culte énoncées dans les autres propositions ne peuvent que s’inscrire dans le champ de la loi, ce que précise d’ailleurs le tract – « selon des règles strictes et encadrées par les lois françaises ».
Les responsables du Front National n’ignorent évidemment pas les divers niveaux de compétences. Mais il est tellement plus simple de poser une problématique nationale que de se confronter aux préoccupations quotidiennes des habitants d’un quartier, d’un canton, d’une ville, de s’employer, dans le cadre d’un projet pour le territoire local, du canton au département, à répondre aux attentes de celles et ceux qui y vivent, à rechercher des solutions concrètes aux problèmes posés.
Agir ainsi, c’est se dédouaner de toute responsabilité locale, c’est renvoyer les prises de décision au niveau de l’Etat. Mais nous sommes en 2011, année d’élections cantonales, non en 2012, année de l’élection présidentielle et des élections législatives, année d’enjeux nationaux majeurs !

il est tellement plus simple de poser une problématique nationale que de se confronter aux préoccupations quotidiennes des habitants

Le Front National joue une fois de plus sur les affects et sur les peurs. Il ne saurait être question de nier certaines réalités préoccupantes, qu’il importe de traiter dans le respect de tous. La France, pays de cette Révolution française qui a inspiré bien des peuples, pays des droits de l’Homme, a un impérieux devoir d’exemplarité dans sa manière de traiter les questions fondamentales de civilisation.
Sous l’apparence du bon sens, le Front National exacerbe les passions, alimente les peurs et propose des solutions aussi simplistes que populistes. Si « les lois de la République sont bafouées », il nous appartient, non d’en solliciter de nouvelles, mais de faire respecter strictement celles qui existent, de sanctionner toutes les atteintes à l’ordre public, quels que soient les fauteurs de troubles. Il nous appartient aussi, par tous les moyens légaux et institutionnels, de lutter contre les communautarismes et de travailler à la cohésion nationale. Certes, l’entreprise est difficile, d’autant que, par facilité ou négligence, bien des responsables, à tous les niveaux, ont laissé s’installer des situations inacceptables, lesquelles, de dérive en dérive, ont sapé les fondements du « vivre ensemble » et menacent l’unité d’une société riche de ses valeurs partagées en même temps que de ses différences. Cette entreprise n’en doit pas moins être impérativement menée, avec courage et détermination, avec respect et fraternité, ce si beau mot de notre devise républicaine trop souvent oublié.
Là encore, il est tellement plus simple de stigmatiser des groupes humains que de les amener, y compris par la contrainte de la loi et, si nécessaire, par la sanction, à s’approprier les valeurs et les principes organisateurs de la communauté nationale. L’histoire de la nation française atteste la prodigieuse capacité de notre peuple à tisser sans cesse des liens nouveaux et à se construire dans l’interaction permanente du connu et de l’inconnu, de l’existant et du nouveau, du même et de l’autre.


Si « les lois de la République sont bafouées », il nous appartient, non d’en solliciter de nouvelles, mais de faire respecter strictement celles qui existent, de sanctionner toutes les atteintes à l’ordre public, quels que soient les fauteurs de troubles


Voter Front National, comme nous y invite le tract considéré, serait accréditer un leurre et constituerait une erreur gravissime. Loin de régler des problèmes de société bien réels, ce serait aggraver une fracture inquiétante, au risque de l’éclatement de l’unité nationale.

13/11/2010

Claude Allègre : mon plaidoyer pour Nicolas Sarkozy

allegre.pngEloge. De gauche, mais en rupture avec le PS, l'ex-ministre réhabilite les réformes du président.

Le conflit sur la réforme des retraites s'estompe, laissant la France hébétée et un peu groggy au moment où nous avons besoin de toutes nos ressources pour sortir de la crise. Les bonnes âmes, un peu gênées de justifier un mouvement excessif contre une réforme qu'elles savent nécessaire, disent : "C'est un mouvement anti-Sarkozy, le refus global d'une politique." Certes, le président apparaît très impopulaire dans les sondages. Mais cette situation n'est-elle pas subjective, due à l'hyperprésidence et aux maladresses multiples qui lui sont associées, ou est-elle justifiée par la politique qu'il a effectivement menée ? Peut-on sortir de l'irrationnel, de l'émotionnel et du sectarisme et faire un bilan réaliste de cette présidence ? Désormais spectateur définitif de la politique, n'ayant plus de lien partisan et très attaché à mes convictions et plus encore à ma liberté de pensée et d'expression, je tente la gageure.

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