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05/04/2010

Elections régionales et affaiblissement de la démocratie...

Le bruit médiatique des élections régionales de mars 2010 s’est maintenant tu. Beaucoup de commentaires ont été faits sur les résultats de ce scrutin, que les Français ont, une fois de plus, transformé en vote sanction de la politique nationale, en rejet des positions et décisions du Président de la République.

Nul besoin, donc, d’analyser le taux record des abstentions ou le retour, sur la scène politique, du Front National, en particulier dans le Nord de la France et dans les deux régions de l’arc méditerranéen. Quant au succès du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie, s’il est indiscutable, il ne signifie pas pour autant une adhésion des électeurs à un projet de gauche, qui se laisse à peine deviner, à des orientations souvent aussi générales que généreuses, à des programmes dont certains ne traduisent que de vagues engagements. Le niveau élevé de l’abstention en relativise d’ailleurs l’ampleur et la portée.

Ce qui frappe, dans ces élections, c’est le témoignage qu’elle donne d’un affaiblissement de la démocratie.

La force d’une démocratie réside, entre autres éléments, dans l’adhésion à un projet de société, à l’échelle du pays ou à celui d’une de ses unités constitutives, la région dans le cas présent. Elle se fonde également sur la légitimité de ses responsables au travers du vote massif des électeurs, à l’instar de ce qui s’est produit lors de l’élection présidentielle de 2007.

Le déni de vote constitue une défaite pour notre démocratie. Il traduit un désarroi à multiples facettes :

- par rapport à la politique menée, avec son cortège de réformes mal expliquées et mal comprises, lesquelles se soldent, dans l’immédiat, par l’absence de résultats significatifs, de nature à améliorer le quotidien des Français.

- par rapport à la crise et à ses effets, dont la stagnation des salaires et la diminution du pouvoir d’achat, le renforcement d’un chômage de masse et de la précarité qui en résulte.

- par rapport à un accroissement continu des inégalités, encore mis récemment en évidence par le constat de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques dans son dossier annuel sur « Les revenus et le patrimoine des ménages », publié le 1er avril – malheureusement pas un « poisson » !

Nos concitoyens ont indéniablement perdu confiance en leurs représentants. Ils doutent de la capacité de ces derniers à élaborer et mettre en œuvre des réponses adaptées et efficaces pour sortir du marasme ambiant. Ils constatent qu’au-delà des rodomontades, les « puissants » qui nous gouvernent sont impuissants à mettre fin aux désordres qui minent notre société, à commencer par les désordres financiers.

Il est urgent pour les centristes de travailler à un nouveau projet politique, qui implique la participation des citoyens et une démocratisation accrue de la vie politique, qui fasse vivre des orientations à la fois libérales et sociales, des visées à la fois nationales et européennes, qui promeuve son fonds de valeurs humanistes et républicaines.

A l’écoute de nos concitoyens et avec eux, les centristes ont l’impérieuse obligation de contribuer à refonder le « contrat social » de la Nation.

27/01/2010

Contribution au Projet régional UMP-Nouveau Centre en Languedoc-Roussillon

regionales.jpg« Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation.
La seconde ? L’éducation. Et la troisième ? L’éducation. » J. MICHELET


Une présentation synthétique et des propositions pour tracer des perspectives et ouvrir le débat, avec les membres des communautés éducatives – dont les lycéens et leurs familles –, les partenaires multiples des lycées, les élus des collectivités concernés par le lycée comme outil de développement de leur territoire, l’ensemble de nos concitoyens intéressés par les problématiques éducatives.

Bref RAPPEL JURIDIQUE
La loi de décentralisation du 7 janvier 1983 (après la loi cadre du 2 mars 1982, dite « loi Defferre ») a transformé les anciens « établissements publics nationaux », gérés auparavant par l’Etat, en établissements publics locaux d’enseignement (EPLE), qui relevant en partie, dans le cadre de compétences partagées, des collectivités territoriales – les conseils régionaux pour les lycées.

Le régime des EPLE a été établi par le décret n°85-924 du 30 août 1985. Il est désormais fixé au titre II du livre IV du code de l’éducation.

Les EPLE, donc les lycées, ont le statut d’établissements publics à caractère administratif, sont donc juridiquement des personnes morales de droit public (« décentralisation fonctionnelle » vs « décentralisation territoriale » - démocratie de proximité - des collectivités).

Les compétences sont partagées entre l’Etat et, pour les lycées, le Conseil régional.
En bref, l’Etat, via le Ministère de l’Education nationale et ses services déconcentrés (le Rectorat dans chaque académie) ou celui de l’Agriculture et de la direction régionale compétente, exerce ses responsabilités en termes d’enseignement et de délivrance des diplômes.

Le Conseil régional a, sommairement, quatre grands domaines de responsabilités :
• Le patrimoine (bâtiments et équipements) : entretien, rénovation, restructuration, construction.
• Le fonctionnement, au plan pratique et logistique, par le biais d’un budget attribué à l’EPLE.
• Les services complémentaires de l’enseignement : accueil, restauration, hébergement (internat).
• La gestion des personnels liés à ces services, les personnels TOS (depuis le 1er janvier 2005).
Il peut choisir d’intervenir dans d’autres secteurs : action éducative complémentaire, bourses d’études, etc.



Trois axes de réflexion et de proposition :
1. Le sens – Conduire une vraie politique éducative.
2. Les moyens – Adapter locaux et équipements aux orientations du mandat.
3. La méthode – S’inscrire dans une démarche de dialogue et de négociation.

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28/09/2009

Le Languedoc-Roussillon, bonne dernière des régions de France

Dans le numéro du magazine « L’Express » du 17 septembre 2009, il est publié un classement des régions françaises selon deux indicateurs : le traditionnel indicateur de revenu disponible brut par habitant et un nouvel indicateur qui mesure l’état de santé social de chaque région.

Selon le premier de ces indicateurs, le Languedoc-Roussillon se classe à l’avant-dernier rang des régions métropolitaines (21ème /22), juste avant le Nord-Pas-de-Calais. Et quatre des cinq départements de la région, à l’exception de la Lozère, se caractérisent par des écarts très importants de revenus, parmi les plus forts de France (rapport supérieur à 6), entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres.

Selon le second, composé d’une vingtaine de variables, retenues pour leur pertinence, comme le chômage, la santé, l’environnement, le lien social, les conflits du travail, les inégalités hommes-femmes, la criminalité, etc., la région occupe la dernière place.

Tel pourrait avoir beau jeu d’établir une corrélation entre le revenu par habitant et l’indicateur de santé social. Or, les experts qui ont procédé à ce travail minutieux affirment qu’il n’en est rien.

Alors, comment expliquer que la région Languedoc-Roussillon, tant vantée par les responsables de la majorité régionale de gauche, une région qui bénéficie de nombreux atouts, notamment géographiques et climatiques, se situe aussi mal dans l’ensemble de nos régions ?

Si les responsabilités sont assurément partagées, si l’Etat doit assurer la part des siennes, les élus régionaux ne sauraient se dédouaner des leurs.

Au-delà des déclarations d’intention et des annonces tonitruantes, quel diagnostic ont-ils posé sur cette situation régionale catastrophique, qui assimile le Languedoc-Roussillon à la région Nord-Pas-de-Calais, dévastée de longue date par la disparition des mines et la crise industrielle, dont les structures traditionnelles ont été durablement détruites ?

Il est urgent de travailler, avec les habitants de la région Languedoc-Roussillon, à la construction d’un projet ambitieux, digne de cette belle région du grand sud, dont les ressources, notamment humaines, sont considérables. Il est urgent d’arrêter des stratégies à la hauteur des enjeux et des ambitions pour cette région, pour le développement d’une économie forte, pour la valorisation de patrimoines naturels et historiques exceptionnels, pour l’amélioration significative des conditions de travail et de vie de ses habitants.

Le Nouveau Centre, avec le gardois Julien DEVEZE et ses co-équipiers régionaux, ne manquera pas d’œuvrer à l’élaboration de ce projet fondamental pour l’avenir du Languedoc-Roussillon.