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24/10/2010

Au revoir Monsieur Freche...

Georges-Freche_9mars2008_Montpellier_afp.pngSi l’homme a beaucoup irrité par ses attitudes d’autocrate, ses dérapages verbaux et ses provocations, il a aussi beaucoup séduit par sa liberté d’esprit, son talent de tribun et son immense culture.

S’il a traité « sa » région Languedoc-Roussillon de façon bien inégalitaire – un comble pour un homme de gauche ! –, il a réalisé une œuvre considérable et remarquable pour Montpellier et l’agglomération montpelliéraine.

Comment ne pas saluer en lui le visionnaire, le bâtisseur, le politique courageux.

Il nous a surpris, une fois de plus,… par son départ précipité.

05/04/2010

Elections régionales et affaiblissement de la démocratie...

Le bruit médiatique des élections régionales de mars 2010 s’est maintenant tu. Beaucoup de commentaires ont été faits sur les résultats de ce scrutin, que les Français ont, une fois de plus, transformé en vote sanction de la politique nationale, en rejet des positions et décisions du Président de la République.

Nul besoin, donc, d’analyser le taux record des abstentions ou le retour, sur la scène politique, du Front National, en particulier dans le Nord de la France et dans les deux régions de l’arc méditerranéen. Quant au succès du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie, s’il est indiscutable, il ne signifie pas pour autant une adhésion des électeurs à un projet de gauche, qui se laisse à peine deviner, à des orientations souvent aussi générales que généreuses, à des programmes dont certains ne traduisent que de vagues engagements. Le niveau élevé de l’abstention en relativise d’ailleurs l’ampleur et la portée.

Ce qui frappe, dans ces élections, c’est le témoignage qu’elle donne d’un affaiblissement de la démocratie.

La force d’une démocratie réside, entre autres éléments, dans l’adhésion à un projet de société, à l’échelle du pays ou à celui d’une de ses unités constitutives, la région dans le cas présent. Elle se fonde également sur la légitimité de ses responsables au travers du vote massif des électeurs, à l’instar de ce qui s’est produit lors de l’élection présidentielle de 2007.

Le déni de vote constitue une défaite pour notre démocratie. Il traduit un désarroi à multiples facettes :

- par rapport à la politique menée, avec son cortège de réformes mal expliquées et mal comprises, lesquelles se soldent, dans l’immédiat, par l’absence de résultats significatifs, de nature à améliorer le quotidien des Français.

- par rapport à la crise et à ses effets, dont la stagnation des salaires et la diminution du pouvoir d’achat, le renforcement d’un chômage de masse et de la précarité qui en résulte.

- par rapport à un accroissement continu des inégalités, encore mis récemment en évidence par le constat de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques dans son dossier annuel sur « Les revenus et le patrimoine des ménages », publié le 1er avril – malheureusement pas un « poisson » !

Nos concitoyens ont indéniablement perdu confiance en leurs représentants. Ils doutent de la capacité de ces derniers à élaborer et mettre en œuvre des réponses adaptées et efficaces pour sortir du marasme ambiant. Ils constatent qu’au-delà des rodomontades, les « puissants » qui nous gouvernent sont impuissants à mettre fin aux désordres qui minent notre société, à commencer par les désordres financiers.

Il est urgent pour les centristes de travailler à un nouveau projet politique, qui implique la participation des citoyens et une démocratisation accrue de la vie politique, qui fasse vivre des orientations à la fois libérales et sociales, des visées à la fois nationales et européennes, qui promeuve son fonds de valeurs humanistes et républicaines.

A l’écoute de nos concitoyens et avec eux, les centristes ont l’impérieuse obligation de contribuer à refonder le « contrat social » de la Nation.

27/01/2010

Contribution au Projet régional UMP-Nouveau Centre en Languedoc-Roussillon

regionales.jpg« Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation.
La seconde ? L’éducation. Et la troisième ? L’éducation. » J. MICHELET


Une présentation synthétique et des propositions pour tracer des perspectives et ouvrir le débat, avec les membres des communautés éducatives – dont les lycéens et leurs familles –, les partenaires multiples des lycées, les élus des collectivités concernés par le lycée comme outil de développement de leur territoire, l’ensemble de nos concitoyens intéressés par les problématiques éducatives.

Bref RAPPEL JURIDIQUE
La loi de décentralisation du 7 janvier 1983 (après la loi cadre du 2 mars 1982, dite « loi Defferre ») a transformé les anciens « établissements publics nationaux », gérés auparavant par l’Etat, en établissements publics locaux d’enseignement (EPLE), qui relevant en partie, dans le cadre de compétences partagées, des collectivités territoriales – les conseils régionaux pour les lycées.

Le régime des EPLE a été établi par le décret n°85-924 du 30 août 1985. Il est désormais fixé au titre II du livre IV du code de l’éducation.

Les EPLE, donc les lycées, ont le statut d’établissements publics à caractère administratif, sont donc juridiquement des personnes morales de droit public (« décentralisation fonctionnelle » vs « décentralisation territoriale » - démocratie de proximité - des collectivités).

Les compétences sont partagées entre l’Etat et, pour les lycées, le Conseil régional.
En bref, l’Etat, via le Ministère de l’Education nationale et ses services déconcentrés (le Rectorat dans chaque académie) ou celui de l’Agriculture et de la direction régionale compétente, exerce ses responsabilités en termes d’enseignement et de délivrance des diplômes.

Le Conseil régional a, sommairement, quatre grands domaines de responsabilités :
• Le patrimoine (bâtiments et équipements) : entretien, rénovation, restructuration, construction.
• Le fonctionnement, au plan pratique et logistique, par le biais d’un budget attribué à l’EPLE.
• Les services complémentaires de l’enseignement : accueil, restauration, hébergement (internat).
• La gestion des personnels liés à ces services, les personnels TOS (depuis le 1er janvier 2005).
Il peut choisir d’intervenir dans d’autres secteurs : action éducative complémentaire, bourses d’études, etc.



Trois axes de réflexion et de proposition :
1. Le sens – Conduire une vraie politique éducative.
2. Les moyens – Adapter locaux et équipements aux orientations du mandat.
3. La méthode – S’inscrire dans une démarche de dialogue et de négociation.

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