24.02.2011
Education: civisme et formation...
1. DES INCIVILITES ET ACTES DE DELINQUANCE EN HAUSSE
La réunion est introduite par la présentation de quelques données statistiques relatives, pour l’année 2010, aux incivilités et faits de délinquance à l’échelle nationale - 33,9% des atteintes aux biens, 44 % des violences physiques (41,9 % en 2009) et 52 % des vols avec violence commises (+ 10 %, souvent à proximité des établissements scolaires) par des mineurs ; augmentation de la part des violences verbales et des atteintes à la sécurité dans les collèges : de 14 % à 20 % en 3 ans en matière d’atteinte aux biens et à la sécurité – et à l’échelle départementale – 1 223 mineurs arrêtés en zone police dans le Gard; 719 poursuites (de l’admonestation à la peine de prison, 3 à 4 par mois) concernant 931 mineurs.
Cette présentation est complétée par une évocation de la situation nîmoise telle qu’elle est perçue par les habitants – points de vue exprimés lors des visites en porte-à-porte. Sont notamment évoqués les comportements de jeunes dans les transports, certains propos et attitudes inacceptables, ainsi que divers comportements tout aussi insupportables aux abords des collèges : incivilités et trafics multiples ; pressions vis-à-vis de certains publics… en particulier à Feuchères, en raison à la fois de la taille importante du collège, de la proximité des gares ferroviaire et routière, ce qui génère des rassemblements importants.
Cette introduction s’achève par un rapide inventaire d’hypothèses explicatives de la situation actuelle : « désacralisation » de l’école et culture de « l’enfant roi » ; diminution du respect des enseignants dont la position sociale a régressé et remise en cause de toute forme d’autorité ; dévaluation des cours liée à la diversité des sources d’information, à leur facilité d’accès et à leur à caractère ludique ; absentéisme peu ou pas sanctionné ; impunité générale, la sanction étant souvent vécue comme une incongruité ; difficulté d’appropriation des règles pour des raisons culturelles ; inadaptation du fonctionnement de l’Ecole à l’évolution de la population scolaire ; lourdeur de certaines procédures, comme celle relative à la mise en œuvre du conseil de discipline ; etc.
2. DES JEUNES EN SOUFFRANCE DANS UNE SOCIETE VIOLENTE
Les participants présents partagent ce constat comme les causes à la fois complémentaires et croisées de la situation.
Plusieurs personnes regrettent que les incivilités et actes de délinquance, les premières constituant souvent les prémices des secondes, ne soient pas suffisamment prises en compte par les institutions, notamment l’institution judiciaire, ce qui contribue à les banaliser et à renforcer le sentiment d’impunité de trop nombreux jeunes.
Est posée, en ce début d’échange, la question de la reconnaissance des victimes, en particulier par la Justice. Cette reconnaissance constitue l’une des conditions sine qua non de leur prise en considération et de leur accompagnement. Elle les aide aussi à faire le nécessaire travail psychologique qui permet le dépassement du traumatisme vécu.
L’une des participants souligne le lien entre l’incivisme et les actes posés par des adolescents de plus en plus jeunes et la société violente dans laquelle ils vivent. Ces violences multiples génèrent de la souffrance chez de nombreux jeunes et adultes. Elles amplifient, chez les plus fragiles, les processus de déstructuration et d’exclusion. Certains, fort heureusement minoritaires, manifestent leur souffrance par des actes de mutilation, voire par le suicide ; d’autres, beaucoup plus nombreux, commettent des actes de dégradation, de délinquance ou de violence, s’en prennent à divers symboles, comme ceux de la richesse, réelle ou supposée, et du pouvoir.
Il est regretté, à ce moment de l’échange, la disparition de la mission de « défenseur des enfants », laquelle a été intégrée dans une mission plus large de défense des droits de l’Homme.
Le débat porte alors sur le rôle de l’Ecole dans sa mission de prévention. Et certains participants s’accordent à penser qu’il s’avère nécessaire de former les enseignants à la lutte contre les actes de délinquance, d’une part afin qu’ils gèrent efficacement les tensions au sein de leur établissement ou de leur classe, d’autre part pour qu’ils sensibilisent leurs élèves aux conséquences négatives des incivilités, des actes de délinquance ou de violence, pour qu’ils exercent pleinement leur rôle d’éducation, en complément du rôle des parents, parfois pour compenser des déficits graves en matière d’éducation.
Mais tous considèrent que l’Ecole ne peut se substituer aux familles et assumer des responsabilités qui incombent fondamentalement à ces dernières. Il appartient par contre aux institutions et aux collectivités d’organiser l’accompagnement des parents démunis, à des titres divers, afin qu’ils puissent jouer leur rôle de parents et assurer l’éducation de base de leurs propres enfants.
Il convient en effet à la fois de restaurer l’autorité des parents et celle de l’Ecole, l’une ne pouvant s’exercer sans l’autre. Certains regrettent les leçons de morale de jadis, considérant qu’elles contribuaient à inculquer des valeurs, à donner des repères et à susciter une réflexion sur le « vivre ensemble ». Ces moments d’éducation morale et civique sont d’autant plus importants que les valeurs traditionnelles se perdent, que les familles se décomposent et se recomposent, que beaucoup d’adultes ne donnent pas « le bon exemple » - papiers jetés dans la rue ; excréments de chien non ramassés (malgré les sacs mis à disposition) ; excès de vitesse et non respect de stop ou de feu rouge ; etc.).
L’échange se poursuit sur la mise en œuvre du couple prévention/sanction. Quand l’action éducative trouve ses limites ou échoue, il est indispensable que la sanction prenne le relais. Aucun acte d’incivilité ou de délinquance ne devrait rester impuni, à la mesure de la faute commise.
Il est à ce propos rappelé la mission que le Président de la République a confiée au député Yvan LACHAUD sur le traitement de la délinquance des mineurs. Le rapport considéré sera remis en mai 2011 au Chef de l’Etat ; et certaines mesures pourraient faire l’objet d’un projet de loi. Les participants sont également informés de la création, au sein de la collectivité nîmoise, du conseil des droits et devoirs des familles, dont l’un des enjeux est l’accompagnement des parents d’enfants ou adolescents qui posent des problèmes lourds, y compris en terme d’absentéisme. Ils le sont aussi de l’existence, à Nîmes, d’une « maison des adolescents », qui est ouverte depuis juin 2010 et accueille, selon une répartition relativement équilibrée en trois-tiers, des adolescents, des familles et des partenaires (professionnels, institutions, associations).
Au terme d’un échange riche de plus d’une heure et demie, une participante fait état de l’action menée par Madame VERSINI, dernière « défenseure des enfants », et des propositions qu’elle a énoncées à l’attention du Président de la République, notamment pour rompre l’isolement des enfants et adolescents dits « violents », l’isolement des enseignants en butte aux comportements incivils, voire violents, de certains de leurs élèves, notamment dans des collèges ou des lycées professionnels, l’isolement des parents de jeunes délinquants.
Elle donne lecture d’un extrait de rapport de la « défenseure des enfants », relatif à l’histoire d’un jeune « multi-fracturé » - sa crise et son désespoir, sa solitude, le caractère implacable de procédures administratives qui éloignent de solutions adaptées et peuvent conduire au pire.
3. UNE AMORCE DE PROPOSITIONS
Il résulte de l’échange quelques propositions, qui demandent évidemment à être approfondies et complétées :
- Restaurer l’autorité dans les établissements : une urgence absolue – revoir les règlements intérieurs; redonner aux élèves leur places d’adolescents; sanctionner les délinquants notoires; réformer l’ordonnance de 1945; responsabiliser les familles.
- Faire de l’Ecole un « espace sacré », qui soit un ascenseur social – rétablir la culture de l’effort; redonner du sens à la note de vie scolaire; mettre un terme à la dévaluation des diplômes; mettre en place une politique réaliste et raisonnée d’orientation (par choix et non par défaut).
- Intégrer dans la formation des enseignants une composante sur la prévention et le traitement des incivilités, des actes de délinquance et des violences.
- Accompagner les parents dans l’exercice de leur rôle d’éducateurs et les aider à repérer et à traiter les comportements déviants de leur(s) enfant(s).
23:00 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, nîmes, cantonales
01.12.2010
L'esprit du Baroque
UNE CONFERENCE AUSSI ORIGINALE PASSIONNANTE
Mardi soir 30 novembre 2010, dans le salon d’honneur du collège Feuchères, la section du Gard de l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques (AMOPA), que j’ai le plaisir de présider, a invité Edouard AUJALEU, professeur de classes préparatoires, agrégé de philosophie, président de l’Association des Amis du Musée Fabre, à exposer sa réflexion sur « l’esprit du baroque et son destin ».
Tout au long de sa remarquable intervention, abondamment illustrée par de très belles diapositives dans les champs de la peinture, de la sculpture et de l’architecture, le professeur AUJALEU a captivé son auditoire et l’a tenu sous le charme de son érudition comme de la pertinence de ses analyses.
Après avoir indiqué les étymologies possibles du mot « baroque » et avoir évoqué les ambiguïtés du terme, il a choisi d’analyser le « baroque » selon une triple approche : le baroque comme style ; le baroque comme civilisation ; le baroque comme catégorie universelle.
Dans un premier temps, il a décrit le baroque comme un ensemble de traits caractéristiques d’un « vouloir artistique ». Et, se fondant sur cinq couples de catégories visuelles, il a distingué le style baroque du style classique. Il n’en a pas moins montré, au-delà de l’apparente clarté d’une telle typologie, les limites de l’analyse stylistique.
Dans un deuxième temps, il a situé la notion de baroque dans un contexte politique, religieux, social et économique. Il a souligné, au travers de nombreux exemples, combien le baroque, loin d’être seulement un style, est aussi et fondamentalement l’expression d’une civilisation. Et il a montré combien, d’une part, le baroque est lié à des pouvoirs forts, d’autre part, a constitué l’un des leviers de la Contre-Réforme, notant là encore les limites de l’analyse historique.
Dans un troisième temps, croisant esthétique et philosophie, il a dépassé les deux approches précédentes en posant le baroque comme une entité abstraite et éternelle, comme une création libérée de tout carcan, un dynamisme qui met en scène la vie et le flux de la nature, qui se situe du côté du rêve et de l’inconscient. Ainsi le baroque échappe t-il au temps et s’échappe t-il des ses espaces géographiques reconnus. Mais, pour séduisante que soit cette vision du baroque comme catégorie mentale, elle pêche, selon lui, par sa grande généralité.
Et le professeur AUJALEU de conclure que le baroque, au-delà de ces déterminations, « n’est peut-être que le nom donné à nos contradictions, que le théâtre de nos illusions » !
Le professeur AUJALEU ayant choisi de centrer sa conférence sur les arts visuels, les participants ont souhaité élargir le champ de la réflexion à la musique et à la littérature. S’appuyant sur divers exemples, il a esquissé, en réponse aux questions, une présentation de grandes caractéristiques du baroque dans ces deux grands domaines de l’art.
Une conférence brillantissime et passionnante…qui n’a pas été une illusion !!!
15:24 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, baroque, conférence, nimes
29.11.2010
L’ESPRIT DU BAROQUE ET SON DESTIN
Mardi 30 novembre, 18h30, au collège Feuchères,
une CONFERENCE PASSIONNANTE du Professeur Edouard AUJALEU sur « L’ESPRIT DU BAROQUE ET SON DESTIN »
La section du Gard des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques (AMOPA) ouvre ce mardi 30 novembre, à 18 heures 30, dans le salon d’Honneur du collège Feuchères, 3 avenue Feuchères à Nîmes, son cycle de conférences pour l’année scolaire 2010-2011 avec une intervention du Professeur Edouard AUJALEU sur le thème « L’esprit du baroque et son destin ».
A partir de nombreux exemples, illustrés par de très belles diapositives, le propos portera sur la possibilité de donner un contenu conceptuel précis au terme « baroque » et, au-delà, de caractériser « l’esprit » du baroque.
Une conférence à ne surtout pas manquer !
12:08 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : conférence, nimes, culture, baroque
22.11.2010
Magnifique concert à Saint Baudile
Dimanche 21 novembre 2010, dans une église Saint-Baudile archicomble, l’Harmonie Cheminote de Nîmes, forte de sa cinquantaine de musiciens, a donné, sous la baguette d’un chef dynamique, Sylvain ALBERTEAU, un concert d’une particulière qualité.
Elle a interprété des extraits d’œuvres très variées, créées par des compositeurs de notoriété inégale, de la « medieval suite » d’André WAIGNEIN au célébrissime « Rondo alla turca » du génial Wolfgang Amadeus MOZART.
Et chaque morceau a donné lieu à une présentation originale, à la fois érudite et simple, qui a permis de l’inscrire dans le contexte de son époque et de mieux en appréhender le sens. Quelle surprise de découvrir, par exemple, que le bel « Adagio » d’ALBINONI était un « faux », dans la mesure où il n’a pas été écrit par l’illustre compositeur qui lui a donné son nom !
L’Harmonie Cheminote a reçu, pour la remercier de ce magnifique concert, des salves d’applaudissements bien mérités.
18:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, nimes, mozart, harmonie, cheminote
12.11.2010
UNE SOLIDE EXPERIENCE AU SERVICE DE MES CONCITOYENS
Pourquoi m’être porté candidat aux élections cantonales de mars 2011 ?
Durant quarante-trois ans et demi, j’ai œuvré au sein du service public d’éducation. Simultanément, pendant de longues années, j’ai pris des responsabilités au sein de diverses associations. Enfin, inspecteur d’académie honoraire, j’ai à la fois eu envie et éprouvé la nécessité de poursuivre mon action au service de mes concitoyens dans un cadre électif.
C’est aujourd’hui le sens de ma candidature aux élections cantonales dans le 4ème canton de Nîmes.
Dans l’Education nationale, j’ai exercé plusieurs métiers, qui ont partagé ma vie professionnelle en trois grandes parties d’une durée équivalente : le métier d’enseignant, successivement instituteur puis professeur de lettres ; le métier de formateur, en ma qualité d’inspecteur de l’éducation nationale et de responsable d’un établissement de formation (école normale d’instituteurs) dans lequel j’ai aussi été chargé de cours ; le métier de haut fonctionnaire, inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale dans trois départements de configurations bien différentes (Hautes-Alpes, Deux-Sèvres, Gard).
Dans le champ associatif, j’ai occupé des postes divers dans des associations existantes, parfois fort anciennes. J’ai également contribué à la création d’une association culturelle dans la petite ville d’Ile de France où je résidais dans les années soixante-dix ; et j’ai implanté à Alès, en 2007, une antenne locale d’une association nationale, Réussir Aujourd’hui, pour accompagner des lycéens d’origine très modeste, voire défavorisée, vers des parcours d’excellence. Actuellement, j’assure la présidence de deux associations : l’Association Départementale des Pupilles de l’Enseignement Public du Gard (8 établissements accueillant des enfants, adolescents ou adultes en grande difficulté ou en situation de handicap) et la section du Gard de l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques.
Au plan électif, mes mandats se situent aux deux extrémités de mon parcours professionnel, en raison de la mobilité géographique qu’ont impliquée les responsabilités que j’ai exercées. Au début des années soixante-dix, j’ai été élu conseiller municipal de la commune de région parisienne où je demeurais ; réélu sur la même liste, j’ai dû quitter ma région d’origine après ma réussite au concours d’inspecteur de l’éducation nationale. En 2008, retraité, j’ai été élu sur la liste de l’actuelle majorité municipale ; et le Maire de Nîmes m’a confié la délégation d’adjoint à l’éducation et celle de président du conseil de quartier Garrigues Nord. Je suis aussi conseiller communautaire de la Communauté d’agglomération de Nîmes Métropole.
Ces expériences multiples et diversifiées, durant plus de quarante-cinq années, toutes missions confondues, m’ont permis :
- de construire et de développer de solides compétences, indispensables à l’exercice d’une responsabilité publique ;
- de structurer et d’approfondir des connaissances et des savoir-faire dans des domaines variés, nécessaires pour agir efficacement ;
- de nouer des relations et des partenariats forts, au bénéfice des usagers de l’institution, des associations ou de la collectivité que je représentais ou au sein desquelles je continue à œuvrer ;
- de mettre en acte des valeurs républicaines et humanistes que je me suis toujours employé à défendre et à promouvoir, une éthique fondée sur l’engagement, la loyauté, le respect de l’Autre et de la parole donnée, en lien avec ma culture personnelle et ma sensibilité politique de centriste.
Je veux continuer à AGIR AVEC VOUS, POUR VOUS.
17:40 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantonales, nîmes
08.11.2010
Le Conseiller Général: ma vision d'un mandat de proximité
UN MEDIATEUR
En ville, de nombreux domaines, comme l’urbanisme ou le maintien de l’ordre public, ce dernier en complément du rôle de l’Etat, comme le projet éducatif local ou les aides sociales, celles-ci en complément de l’action du conseil général, relèvent des compétences du conseil municipal ou de décisions du maire. De surcroît, depuis la mise en place des communautés d’agglomération – communautés de communes en secteur rural, communautés urbaines dans les grandes métropoles –, celles-ci ont pris des compétences à l’échelle de leur territoire, comme les transports urbains ou l’assainissement collectif, le renouvellement urbain ou de grands événements culturels.
Aussi la fonction d’un conseiller général en ville prend-elle, selon moi, une autre dimension que dans le monde rural.
Si les électrices et électeurs du 4ème canton de Nîmes m’accordent leur confiance, j’agirai évidemment dans le cadre des compétences de l’assemblée départementale, notamment dans le champ du social – par exemple le logement pour les habitants en situation de fragilité dans le canton – ou dans celui de l’éducation – contribution au bon fonctionnement du collège, au bénéfice des adolescents du canton.
J’apporterai également ma contribution dans d’autres domaines, comme les transports (en dehors des agglomérations) ou le réseau routier dans le département. Ces questions me concerneront dans mon action globale de conseiller général, qui participe à toutes les délibérations pour le département, en particulier pour définir les ambitions et les grands axes de la politique départementale.
Je considère qu’un conseiller général en ville doit essentiellement jouer un rôle de médiateur et de relais, évidemment dans les champs de compétences de l’assemblée au sein de laquelle il siège et où il délibère, mais aussi auprès du préfet et des services de l’Etat dans le département comme auprès des autres collectivités territoriales – le maire et le conseil municipal, le président du conseil régional et l’assemblée régionale.
UN ELU DE PROXIMITE ET DE DIALOGUE
Pour agir efficacement, je m’emploierai à bien poser le diagnostic de la situation du canton, en liaison avec les forces vives et les habitants de ce canton, sans perdre de vue la place de ce dernier dans l’ensemble urbain – ville et agglomération.
Le candidat aux élections cantonales que je suis doit connaître précisément les problématiques du territoire considéré et les avoir analysées, selon une démarche interactive, avec des interlocuteurs multiples, usagers et décideurs. Compte tenu des évolutions incessantes, par exemple liées à de nouvelles difficultés économiques et sociales, aux programmes de travaux dans la ville et le canton, à des problèmes croissants, comme celui de l’insécurité, qui dégradent les conditions de vie des habitants, ce travail de compréhension du canton est évidemment à poursuivre durant toute la durée du mandat. J’établirai bien entendu un lien étroit avec les habitants ou leurs représentants, les professionnels, à l’instar des artisans et commerçants, les responsables du monde associatif, les uns et les autres contribuant à l’activité du territoire.
A cette fin, il est essentiel que je sois très présent dans le 4ème canton, que j’écoute attentivement ce qui me sera dit ou proposé, avec une grande empathie, que j’établisse un dialogue approfondi avec tous mes interlocuteurs, que j’en fasse un examen approfondi, éclairé par ma connaissance des cadres possibles d’action, que j’intervienne auprès des responsables concernés en vue de mettre en place les solutions adaptées aux situations exposées.
Sans démagogie et sans effets d’annonce inconsidérés, je m’engagerai avec détermination dans la résolution des problèmes rencontrés ou dans la mise en œuvre de nouveaux dispositifs ou opérations qui améliorent la vie de mes concitoyens, dans les différents domaines qui structurent celle-ci, en particulier – ce qui ne saurait être exhaustif – la sécurité, l’environnement, l’éducation, l’emploi, le loisir, etc.
La pertinence et l’efficacité de mon action impliquent que je m’interroge en permanence sur le sens de ma mission, sur l’opportunité et la cohérence de mes propositions ou des solutions que j’envisage dans les situations, toujours à contextualiser, qui me seront soumises. La qualité de mes interventions nécessite également que je traite lesdites situations avec réactivité, rigueur et créativité… sans a priori et sans dogmatisme.
Une telle posture requiert, pour moi, un sens affirmé du service public et un souci permanent de la qualité du service rendu à mes concitoyens. Cette exigence de qualité requiert une évaluation régulière des réponses que je m’emploierai à apporter aux problèmes posés ainsi qu’une attention particulière aux initiatives que je prendrai ou que j’accompagnerai pour contribuer à animer le 4ème canton.
A ces fins, je proposerai un projet et des modes de travail qui me soient propres.
Et j’agirai de telle sorte que les électeurs du canton me perçoivent comme un homme de conviction et de dialogue, un homme intègre et respectueux de l’Autre, toujours soucieux de la meilleure cohérence entre son discours et ses actes.
17:17 Publié dans Travaillons ensemble pour Nîmes IV | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : département, conseil général, nimes, centre-ville, proximité, dialogue
07.09.2010
Nîmes, à l'avant-garde de la restauration collective
La loi du 27 juillet 2010 de modernisation de l’agriculture et de la pêche prône « une alimentation sûre, diversifiée, en quantité suffisante, de bonne qualité gustative et nutritionnelle, […] ». Et, en application du programme national pour l’alimentation, elle insiste sur « la sécurité alimentaire des produits agricoles et des aliments », sur « l’éducation et l’information notamment en matière de goût, d’équilibre et de diversités alimentaires », sur « la qualité gustative et nutritionnelle des produits agricoles », sur « le respect et la promotion des terroirs », sur « le développement des circuits courts », sur « le patrimoine alimentaire et culinaire français ».
Pour concrétiser ces orientations, elle fixe des objectifs en matière de recours aux circuits courts de distribution : les produits considérés doivent être introduits « à hauteur minimale de 15 % des commandes en 2010 et 20 % en 2012 ; il s’agit de « produits saisonniers à faible impact environnemental eu égard à leurs conditions de production et de distribution », dont la qualité et l’origine sont clairement identifiées.
Le contrat passé entre la Ville de Nîmes et son délégataire, la société SODEXO, mis en œuvre à compter du 1er septembre 2009, s’inscrit totalement dans les orientations de cette nouvelle loi et dépasse largement les objectifs annoncés.
Dès la première année du contrat, les produits affichant des signes de qualité ont représenté 45 % du total de denrées alimentaires – 15 % de produits labellisés (exemple des viandes AOC) + 30 % de produits issus des filières biologiques – et une forte proportion a été achetée sur des marchés locaux ou régionaux.
C’est ainsi que :
* dans les entrées, des crudités biologiques, issues de filières courtes, sont servies 5 fois par mois (sur un total de 20 repas en moyenne) ;
* les viandes, qui constituent la part du coût du repas la plus élevée, ont toutes un label (ex. : agneau label rouge, bœuf charolais race à viande, taureau de Camargue AOC, veau label rouge, volaille bio) ;
* les accompagnements sont, dans leur très grande majorité, des produits biologiques (17 repas sur 20 mensuels) ;
* pour les desserts, les fruits crus, dont la proportion varie selon les saisons, sont essentiellement issus de l’agriculture biologique (en moyenne 5 à 6 sur 10 des 20 desserts du mois), sachant que, pour les 10 autres desserts, il est proposé deux pâtisseries « maison » (produites dans l’atelier spécifique de la cuisine centrale), une compote « bio » et une glace artisanale.
La part des produits sous signe d’identification de la qualité, dont la part du biologique, progressera d’environ 5 % par an au minimum, notamment les produits issus des circuits courts en raison de l’important travail de coopération avec nombre de producteurs locaux et leurs représentants.
La mise en œuvre du contrat actuel est placée sous le triple signe :
- de la santé, considérée comme le capital personnel de chaque enfant à valoriser ;
- de l’environnement et du développement durable, en particulier sous l’angle du biologique et des filières courtes ;
- de l’économie, la Ville de Nîmes manifestant son ambition, avec 6 800 repas servis chaque jour dans ses restaurants scolaires, d’être un acteur majeur du développement économique local.
16:33 Publié dans Education, Nîmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, nîmes, restauration, enfants, cantine
05.09.2010
Une bien belle journée des associations à Nîmes
Samedi 4 septembre 2010, ce sont plus de deux cent vingt associations nîmoises et gardoises, représentatives de domaines multiples, qui sont allées, sur l’Esplanade Charles de Gaulle, à la rencontre d’un public venu très nombreux, et ont proposé, pour certaines d’entre elles, de fort belles démonstrations de danses, de traditions diverses.
La vie associative est à Nîmes particulièrement dense, riche et dynamique. Elle favorise, dans les quartiers et dans toute la ville, un lien fort et indispensable entre militants et habitants, au service de tous en général, des plus fragiles en particulier.
Le travail de grande qualité réalisé par les responsables et bénévoles de toutes ces associations témoigne de leur profond engagement et de leur souci d’aider leurs concitoyens les plus démunis, au travers de leurs actions sociales, caritatives, humanitaires, ou de favoriser leur épanouissement et de leur rendre la vie souriante, au travers d’activités culturelles nombreuses et diversifiées.
Un vrai plaisir de rencontrer tous ces militants associatifs, d’échanger avec beaucoup d’entre eux, de les conforter dans leur engagement… et de les remercier pour tous ces moments de soulagement ou de bonheur qu’ils offrent au quotidien et dans la durée.
Encore mille mercis à eux…
08:36 Publié dans Associations, Nîmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : associations, solidarité, nîmes
03.04.2010
Une coopération prometteuse entre enseignants nîmois et anglais.
Le mardi 30 mars 2010, j’ai eu le plaisir d’accueillir, à l’Hôtel de Ville de Nîmes, en ma qualité d’adjoint au maire délégué à l’éducation, quinze enseignants anglais du Buckinghamshire, qui se destinent à l’enseignement du français, et leurs homologues français, dont quatorze professeurs des écoles travaillant dans neuf écoles de la ville et un de leurs collègues de Pompignan, village aux portes des Cévennes.
Comment ne pas être satisfait que ces écoles et enseignants nîmois participent à cette opération de coopération, qui concrétise des accords institutionnels noués en 2006 entre le Buckinghamshire et l’académie de Montpellier. Si la ville de Nîmes apporte pleinement son soutien à ladite action, c’est qu’un tel échange s’inscrit totalement dans ses priorités éducatives.
Parmi ces dernières, la Ville en a deux qui concernent l’échange considéré :
1. Favoriser l’apprentissage des langues et les partenariats avec d’autres pays européens. Cette ambition se fonde sur un double constat : la richesse patrimoniale de Nîmes et du Gard, qui attire de nombreux touristes, notamment étrangers ; la faible maîtrise des langues par nos concitoyens, en particulier de l’anglais.
Cet accompagnement passe, entre autres ressources, par la création d’espaces numériques dans les écoles, équipements qui favorisent les échanges, via le courrier électronique, et la communication en direct, via la visioconférence.
2. Développer des approches multiculturelles et ouvrir l’esprit des jeunes Nîmois à d’autres modes de vie, d’autres traditions – dans une terre fortement marquée du sceau de ses propres traditions, folkloriques, tauromachiques, etc. – l’ouvrir à d’autres formes de pensée et de visions du monde.
Forger des esprits curieux, ouverts, respectueux des autres, implique que les enseignants apprennent à se connaître et à partager certains éléments de leurs cultures respectives. C’est dans cette perspective que la Ville a facilité la découverte, par les enseignants anglais, du patrimoine historique et culturel de Nîmes, ainsi que l’accès au Pont du Gard, monument prestigieux, emblématique de la romanité.
L’une des ambitions éducatives de la ville de Nîmes est de contribuer à l’instauration de liens solides et durables entre maîtres et élèves des deux régions pour le développement d’échanges qui favorisent un apprentissage et un usage naturels de la langue du voisin.
C’est avec cette même volonté que sont soutenues d’autres actions de partenariat d’écoles nîmoises avec des écoles étrangères : le partenariat européen de l’école de La Gazelle, en anglais, avec l’Italie, la Hongrie et l’Angleterre ; le premier échange, récent, avec des directeurs américains (New York) auquel a participé l’école de l’eau Bouillie.
Je ne manquerai pas d’encourager et d’accompagner de telles opérations, en lien étroit avec l’Inspection académique du Gard et la Délégation académique aux relations européennes, internationales et à la coopération. Il y va à la fois du renforcement et de l’approfondissement de la construction de l’Union européenne, de l’avenir de nos enfants et de notre pays.
17:03 Publié dans Education, Europe, Nîmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, langues, échanges, nîmes, europe, royaume-uni




